Un réveil en douceur pour ces dernières journées en Islande passées à Reykjavik.
Au camping de la capitale, les cyclo-voyageurs sont nombreux pour ce dernier week-end du mois d’août avec des préoccupations communes. Et pour ceux dont le voyage prend fin, trouver un carton et démonter son vélo.
Les échanges sont sympathiques et authentiques.
Ces ultimes moments tiennent donc plus de la chasse au trésor que de l’épopée vélocipédique. Mais les deux révèlent sûrement d’un même caractère aventureux si alléchant.
Après avoir anticipé son déroulement, c’est le moment de mettre ensemble les pièces du « puzzle logistique » pour atteindre sereinement ma prochaine destination, les États-Unis.
Se perdre dans les rayons des magasins de bricolage et chez IKEA pour y glaner de la bande autocollante et une planche à couper… égarée en route.
Se retrouver en périphérie pour un petit-déjeuner improvisé sur une jetée.
Sillonner la ville pour s’émerveiller devant une façade décorée, une église imposante, ou mieux, le vélo d’une lumineuse rencontre réalisée 800 kilomètres auparavant…
A n’y plus rien comprendre, on se laisse porter par une réalité qui se dessine naturellement bien.
La surprise est à chaque carrefour, comme cette baignade dans la plus vieille piscine du pays.
Après de nombreux mails sur la route les semaines passées, une autre réjouissance prend forme. Un piquet de tente finalement remplacé après quelques temps sous une tente biscornue.
Merci à la chaîne d’acteurs qui a fait des miracles: Paolo, Pellissier Sport > Balz, Icon Outdoor > MSR Ireland HQ > Mikael, Utilif Reykjavík).
Quelques pièces de réserve et une toile de tente également soignée.
Un carton trouvé et livré. Transferts, vol, billet de continuation, le tout semblant réglé.
Il ne reste plus qu’à démonter mon destrier pour lui garantir un transport sans encombres au-delà de l’océan.
Une nuit au calme dans une auberge pour réaliser proprement l’opération rendue plus fastidieuse en raison d’une boîte cartonnée aux dimensions plutôt contenues.
Un magnifique lever du jour pour conclure la mission et s’autoriser à peine 3 heures de sommeil.
L’épreuve de la pesée brillamment passée, comme celle du check-in. Le passage de la dernière « gate » pour sceller définitivement ce séjour de plus de 45 jours en Islande.
Un nouveau départ, non sans émotions. Quitter le Vieux Continent pour le Nouveau Monde!
A commencer par un survol majestueux du Groenland et du Grand Nord canadien pour poser les bases de ma future traversée des États-Unis d’Amérique.
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